Situation après crise entreprises secteur aérien

L’après-crise: une situation difficile pour les entreprises de l’aviation

A la fin de deux mois de confinement, le temps est maintenant au bilan pour la plupart des industries françaises. Et la situation s’avère difficile pour certains secteurs. La 4ème Ligne fait le point sur la situation de nos grandes industries.

Les compagnies aériennes

Durement touché par deux mois d’inactivité et une mobilité de la population pratiquement à l’arrêt, le secteur aérien connait une crise sans précédent. L’Association Internationale du Transport Aérien estime qu’en Europe, 90% des vols ont été annulés du début du confinement à la mi-avril. C’est un manque à gagner qui creuse davantage les dettes des compagnies aériennes. L’AITA estime que la dette des compagnies devrait augmenter de 28% au cours de la période de relance économique.

A cela s’ajoute une reprise du trafic aérien qui s’annonce difficile. D’après l’AITA, le trafic ne devrait pas retrouver un niveau d’activité normal avant 2023. De plus, les entreprises aériennes se voient dans l’obligation d’adapter leur activité aux contraintes de distanciation sociale en lien avec la pandémie. C’est une situation pas forcément évidente dans un espace aussi réduit que l’intérieur d’une cabine.

Les entreprises s’adaptent donc et misent sur la communication afin de rassurer des clients encore méfiants. Air France ou Air Corsica imposent le port du masque à leurs clients ainsi qu’à leurs équipages. D’autres exemples de mesures mises en place par Air France sont : la prise de température avant l’embarquement, la désinfection régulière des cabines et la mise à disposition de gel hydroalcoolique. La compagnie explique également que l’air est renouvelé toutes les 3 minutes. De plus, les avions sont équipés de filtres HEPA à bord (High Efficiency Particulate Air), qui filtrent 99,999 % des virus.

Les entreprises du secteur aéronautique

Les entreprises du secteur aéronautique sont également fortement touchées. Le confinement a eu comme conséquence le ralentissement et même l’arrêt de certaines usines. Beaucoup accusent également de nombreuses annulations de commandes par des clients eux-mêmes en difficulté financière. Ainsi, Easyjet a décidé, le 29 mars dernier, de demander l’annulation d’une commande de 107 avions auprès du constructeur Airbus suite à la crise, une annulation rejetée par ce dernier.

D’autant plus que le constructeur met tout en place pour s’adapter et continuer son activité tout en respectant les conditions sanitaires. Airbus a donc mis en place un système de livraison “sans contact” afin de pouvoir livrer ses avions tout en respectant la distanciation sociale. Toutes les démarches administratives peuvent donc se faire en ligne, les clients n’ayant plus qu’à récupérer sa commande sans qu’aucun contact n’ait eu lieu.

L’équipementier Safran, malgré une baisse conséquente du chiffre d’affaire et plus de la moitié de ses salariés au chômage technique, arrive tant bien que mal à garder la tête hors de l’eau. Si en France, grâce aux aides de l’état et notamment au chômage partiel, aucune conséquence sérieuse n’est pour l’instant envisagée, ce n’est pas le cas aux États-Unis, où l’entreprise a dû licencier une partie de ses employés. Cette situation pourrait également se reproduire au Mexique face à la diminution du nombre de commandes.

Malgré la crise les groupes Thales et Dassault restent plutôt confiants. Dassault a même été sélectionné par le chinois Aden afin de construire plusieurs hôpitaux connectés en seulement 100 jours.

Un fonds de soutien de la part du gouvernement

Le gouvernement a décidé de piloter la création d’un fonds de soutien mi-public, mi-privé qui sera dévoilé dans les jours à venir. Ce dernier viendra en aide aux entreprises du secteur connaissant des difficultés de trésorerie. En effet, si la plupart des grands groupes pourront se relever, cela n’est pas le cas pour certaines entreprises du secteur, notamment les PME. Ainsi, ce fond permettra la sauvegarde de ces entreprises, et d’éviter à la France de perdre cette industrie stratégique en délocalisant à l’étranger.

Impact-Crise-Covid-19-Secteur-aérien

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