CAC40: la moitié des PDG abandonnent une partie de leur salaire en 2020

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Depuis plusieurs mois, la pandémie liée au Covid-19 impacte fortement l’économie mondiale.

En France, le gouvernement a mis en place un vaste programme de soutien économique afin d’éviter les licenciements massifs. Une partie du programme consistait à mettre en place une période de travail à temps partiel, subventionnée par le gouvernement. Ce dernier a été massivement utilisé par les entreprises opérant en France, avec près de 12,5 millions de salariés du secteur privé placés en chômage partiel. En activité partielle, les employés ne touchent que 84% de leur salaire habituel.

Afin que l’effort soit collectif, et qu’il ne soit pas seulement une initiative du gouvernement, ce dernier a demandé aux entreprises de faire preuve de solidarité et d’esprit civique de la part des entreprises, en particulier des plus grandes.

Mesures prises par les sociétés du CAC 40 pendant la crise sanitaire

La première mesure prise par les sociétés du CAC 40 devait être de diminuer le montant du dividende versé en 2020 à leurs actionnaires, un tier d’entre elles ont même prise la décision d’annuler le paiement du dividende en 2020.

A cela s’ajoute une baisse de la rémunération attendue des dirigeants pour 2020, effort attendu par l’opinion publique, après l’annonce par beaucoup de ces sociétés d’une baisse de la rémunération du personnel et de leurs actionnaires pour l’année 2020.

Par conséquent, cela a conduit environ la moitié des PDG du CAC 40 à annoncer avoir renoncé à une partie de leur salaire (qu’il s’agisse de leur salaire de base ou de leur prime) pour l’année 2020. Néanmoins, les montants diffèrent en réalité beaucoup entre les 40 entreprises.

Le PDG d’Engie a renoncé à 15% de son salaire de base pendant 2 mois, soit moins de 50k euros, tandis que le PDG de Kering a abandonné 25% de son salaire de base pendant 9 mois et 100% de sa prime pour l’année 2019 à payer en 2020, ce qui représente plus de 4 millions d’euros. Le PDG de LVMH quant à lui, cède environ 2,5 millions d’euros de sa rémunération pour l’année 2020 et le PDG de PSA près de 2 millions d’euros.

Les baisses consenties par les 7 PDG les plus concernés s’élèvent à 20 millions d’euros au total, tandis que la somme des 15 autres PDG ne s’élève qu’à environ 2 millions d’euros.

L’AFEP, l’Association française des entreprises privées, qui représente plus d’une centaine des plus grandes entreprises privées opérant en France, a donné quelques orientations aux grandes entreprises face à la crise. Elle a ainsi recommandé une diminution des dividendes de 20% par rapport à l’année dernière et que les PDG renoncent à 25% de leur rémunération globale pour l’année 2020. Le tout au profit d’un fond de solidarité. Si la recommandation sur les dividendes a été suivie par près de 75% des entreprises du CAC 40, il semble que tous les PDG n’aient pas été convaincus par l’idée d’une diminution de leurs revenus. Seuls 22% d’entre eux ont annoncé une réduction à l’échelle des recommandations de l’AFEP.

70% des PDG qui ont consenti à cette diminution dirigent une entreprise ayant bénéficié du régime public de chômage partiel pendant la crise.

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