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Les Robins des Rues : un support pour les sans-abris

Les Robins des Rues, association qui vient en aide aux personnes sans-abris, a été témoin de l’impact direct de la crise du COVID-19 et du confinement, notamment auprès de la population fragile des sans abris. Elle nous partage ses difficultés à maintenir le lien social et les défis à relever en sortie de crise. Raphaël Lopoukhine nous partage son expérience en tant que bénévole – en charge des communications et maraudeur chez Les Robins des Rues.

Les Robins des rues logo

Les Robins des Rues se mobilise pendant le confinement

Quelles sont les missions de votre association ?

Raphaël Lopoukhine [R.L.] : Les Robins des Rues est une association 100% bénévole dont le but est de venir en aide aux personnes sans-abris, au moyen de maraudes quotidiennes dans les 17, 18 et 19ème arrondissements de Paris. Nous avons d’autres activités (brunch ou déjeuner mensuel, journée à la mer, accompagnement selon les disponibilités des bénévoles).

Travaillez-vous en partenariat avec des entreprises ?

Raphaël Lopoukhine [R.L.] : Par le passé, nous avons obtenu de l’aide d’une entreprise du bâtiment qui gère des parkings. Ainsi, elle nous laisse une place gratuitement dans un parking parisien. Elle nous a également fait don de notre véhicule utilitaire.

Quelles mesures ont été prises pendant la crise sanitaire ?

R.L. : Nous avons d’abord dû arrêter nos maraudes, avant de les reprendre. A pied d’abord, puis en camion en adoptant les gestes barrières avec les bénévoles qui pouvaient participer.

Comment le confinement affecte-t-il les personnes sans abris ?

R.L. : Les personnes qui bénéficient de notre aide ont eu, surtout au début du confinement, plus de difficulté à obtenir des services, y compris les plus essentiels, comme se nourrir.

Beaucoup de personnes que nous aidons ont un accès limité aux informations, en particulier les personnes qui ne parlent pas français. Ils ont également été très stressés et angoissés de voir les rues se vider et les commerces se fermer. Depuis, les maraudes et les services associatifs ont à peu près repris.

A votre avis, pensez-vous que votre activité sera encore affectée après le déconfinement ?

R.L. : Comme pour la plupart des activités, nous serons probablement encore affectés. Ne serait-ce que parce que nos bénévoles qui habitent loin ne pourront pas se rendre à notre local avant de partir en maraude, et que les gestes barrières seront toujours d’actualité.

De nouveaux défis à relever post-crise

Quelles sont les ressources dont vous avez besoin ?

R.L. : Notre véhicule utilitaire montre d’inquiétants signes de faiblesse et ne devrait sans doute pas passer le contrôle technique. Nous devrons le changer dans les prochains mois. Si nous le pouvions, nous demanderions à une entreprise de nous aider à en obtenir un nouveau, et à le peindre aux couleurs de l’association.

Quelles seraient vos priorités pour reconstruire l’économie française après la crise du Covid-19 ?

R.L. : Nous ne sommes pas légitimes pour parler de l’économie. Mais nous espérons que les plus fragiles d’entre nous ne soient pas oubliés, et que les entreprises n’oublient pas l’importance d’avoir une raison sociale cohérente et efficace.

A la suite de cette crise sanitaire, quelles habitudes du quotidien allez-vous adapter ?

R.L. : Comme tous les Français, nous ferons attention à nous protéger, et à protéger les autres des virus. Nous nous assurerons que nos voisins les plus fragiles soient aussi peu isolés que possible et aidés.

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